DOSSIER DE PRESSE

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Peindre la mer

Lorsque le spectacle commence, les enfants sont complètement absorbés par la performance des artistes. Ils sont assis devant elles et regardent, écoutent et analysent ce qui se déroule devant eux. Certains petits s’exclament joyeusement, d’autres restent concentrés et sérieux. Chacun et chacune sa façon de vivre le spectacle.

Au milieu de l’atelier, les enfants sont invités à l’avant de la scène pour peindre une murale. Même s’il n’est pas interdit de parler, les enfants peignent sans parler et écoutent attentivement les comptines d’Édith et Karine.

« Je suis sans voix ».

Les professionnels de la petite enfance ont aussi adoré passer du temps de qualité avec les artistes : « C’était fantastique! Moi-même j’étais captivée par les sons et les mouvements d’Édith et de Karine. Je ne suis pas sûre comment le décrire, je suis sans voix. De voir la passion des enfants durant l’activité… Ils auraient pu continuer pendant des heures à écouter leurs voix, la musique et en regardant les mouvements des artistes. C’était tellement relaxant! », décrit avec passion Angèle Robidoux, superviseure de la garderie Scène des tout-petits.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le mini-vernissage

« À la fin, Karine et Édith font un mini-exercice de médiation, soit l’analyse de leur œuvre. Elles mettent sur pied une mini-exposition des sections de la murale des petits, encadrées en noir. L’expérience y est TOTALE. C’est une invitation adaptée à la petite enfance », explique Antoine Tremblay-Beaulieu, Agent de liaison culturelle du Carrefour qui a suivi le parcours des deux artistes pendant toute la tournée.

 

L’équipe du Carrefour francophone remercie chaleureusement Édith Beauséjour et Karine Gaulin d’avoir accepté l’invitation et d’avoir offert une expérience unique à tous les enfants, au personnel et même au Conseil d’administration (Claire-Lucie Brunet a adoré l’expérience!).

PARU LE 31-10-2017 sur  

https://carrefour.ca/nouvelles/blogue/chemins-errants-experience-unique-garderies/ 

PAR SOPHIA BAGAOUI 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le projet d’art vivant L’écho de l’écume, présenté par Les Chemins errants, a fait la tournée des huit garderies du Carrefour un peu plus tôt ce mois-ci. C’est dans le cadre de la programmation de la Slague jeunesse que Les Chemins errants sont venus présenter aux bambins et aux pré-scolaires leur spectacle multidisciplinaire. Les enfants, les éducatrices et les superviseures sont tous du même avis : cet atelier fut absolument magique. Retour sur une activité inspirante, créée sur mesure pour la petite enfance.

 

L’éveil sensoriel

Les Chemins errants sont composés de deux artistes, Édith Beauséjour et Karine Gaulin, qui se spécialisent dans le spectacle de la petite enfance. En arrivant à Sudbury, elles avaient un objectif bien précis en tête.

 

« Les Chemins errants se sont donnés comme mandat de provoquer, sous toutes ses formes, des rencontres entre le spectacle vivant et les tout-petits. Nous déployons notre créativité pour ancrer, tant chez les enfants que les intervenants du milieu, la conscience qu’un contact fréquent et généreux avec l’art contribue au développement global de l’enfant », expliquent Les Chemins errants.

 

Leur travail multidisciplinaire axé sur la sensorialité, la peinture, le théâtre, la danse et la musique en direct valorise les différentes formes de langage. « Nous accordons une grande importance à leur langage qui est parfois fait de mots, mais aussi de regards complices, d’émotion qui se lit à fleur de peau. Nous privilégions le caractère tactile et transparent de nos rapports. »

Le chant et la routine

Au début de l’atelier, les artistes viennent chercher les petits dans leur centre et les guident en jouant du kalimba jusqu’au local transformé pour l’occasion. La musique, dans ce cas-ci, sert d’invitation. Obnubilés, ils se sentent rapidement en confiance grâce aux chansons et s’immergent rapidement dans l’univers proposé par les deux artistes.

À l’exception près, les seuls mots prononcés lors du spectacle sont chantés par les deux artistes. Pendant l’atelier d’environ une heure, Édith et Karine chantonnent en harmonie des comptines sur le thème de la mer.

Certaines éducatrices ont en effet particulièrement aimé ces chants qui accompagnent les routines. Selon elles, même les plus timides sont rapidement apaisés par ce chant qui guide toute l’expérience. Grâce à cette approche avec la musique, même les petites tâches du quotidien contribuent à l’éveil sonore et langagier de l’enfant.

PARU LE 10-05-2016 SUR http://www.montheatre.qc.ca/espace2/?p=2413

 

La 12e édition de Petits Bonheurs, festival qui se dédie aux créations jeune public, s’est ouverte le 5 mai dernier. Daphné Bathalon et Olivier Dumas assisteront à une quinzaine de spectacles pour notre plus grand plaisir – et le leur! 

Par Daphné Bathalon 

Au train où vont les choses… 

Le robot Boris vit dans un monde où les arbres sont faits d’engrenages, où les plantes poussent en tuyaux et où les petits robots, comme lui, portent en eux un amour qu’ils voudraient ne jamais voir flétrir. 

Au train où vont les choses…, la nouvelle production des Chemins errants, allie théâtre d’ombres, marionnettes, poésie et musique pour nous faire entrer dans l’univers mécanique de Boris, une adorable marionnette aux grands yeux pleins d’interrogations. Sous sa peau métallique et ses pièces détachées, Boris a le coeur qui déborde tantôt d’émotions, tantôt de questions. « Peut-on tricoter le temps et s’en faire une écharpe pour les jours de grands froids? Si l’on suit son coeur, où va le corps? Est-ce que les plantes se posent aussi des questions? Est-ce qu’en grandissant on trouve les réponses? » 

Boris captive d’emblée l’attention du jeune public, qui rigole tandis que le robot explore son environnement mécanique, s’occupe de ses plantes, s’étire le cou pour tout voir ou se déplace en équilibre sur un fil. Le train électrique qui file à vive allure crée de très belles ombres sur son passage et fait lui aussi frétiller de plaisir les petits spectateurs, qui en redemandent. La scénographie de cette troisième création des Chemins errants recèle de nombreuses autres surprises, qui contribuent à l’écriture de ce poème aussi visuel que sonore. La musicienne et bruiteuse Édith Beauséjour s’active aux côtés de la marionnettiste Karine Gaulin pour habiller l’univers de Boris : bruit de la pluie, métal des roues du train sur métal des rails, tournevis électrique, chalumeau… Les mots eux-mêmes forment aussi une mélodie. 

Les deux créatrices de la compagnie basée à Lac-Mégantic confiaient, lors d’un café-causerie de Casteliers 2016, qu’Au train où vont les choses… est né du besoin de parler aux enfants de la tragédie survenue en juin 2012. Il y a bien sûr ce train au bruit assourdissant et au sifflet paniqué qui traverse et retraverse la scène, et dont l’ombre même effraie Boris. C’est que les parents du robot ont tous deux été happés par le monstre de ferraille, mais c’est à partir de cette féraille qu’il se reconstruit. Au cours de création, le spectacle s’est mis à parler beaucoup plus d’amour que de la tragédie, si bien qu’aujourd’hui, les liens entre la production et l’accident meurtrier de Lac-Mégantic sont bien ténus lorsqu’on ne connaît pas la démarche qui sous-tend Au train où vont les choses… Le regard que l’on porte sur le spectacle change beaucoup en ayant conscience de ce filigrane.

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PARU DANS LE JOURNAL 24 HEURES- JOURNAL DE MONTRÉAL 

Camille Dufétel 

Jeudi, 5 mai 2016 21:06 MISE à JOUR Jeudi, 5 mai 2016 21:06 

Les bébés et jeunes enfants ont aussi le droit d’aller voir des spectacles: l’événement Petits bonheurs leur propose de découvrir des oeuvres théâtrales et poétiques jusqu’au 15 mai dans la métropole. 24 Heures a questionné deux créatrices sur leur adaptation à ce si jeune public. 

Karine Gaulin - Au train où vont les choses - Compagnie Les Chemins errants 

24 Heures : Au train où vont les choses est votre troisième création. Que raconte-t-elle ? 

Karine Gaulin (K.L) : « Ce spectacle est tout en marionnettes, en théâtre d’ombres, en musique et en bruitages en direct. C’est l’histoire de Boris, un petit robot qui vit tout seul dans son atelier. Il se divertit comme il peut, il joue avec son ombre, il capture le silence dans des pots, il a un grand jardin de ferraille parce qu’il collectionne toutes sortes de bouts métalliques. 

Au fur et à mesure que l’histoire se déroule, on apprend qu’il est seul parce qu’il a perdu ses parents. On l’aborde doucement et subtilement. Boris a plein de questions philosophiques, il se demande si l’amour qui ne flétrit jamais existe, si on peut tricoter le silence... L’histoire tourne autour de ce que l’on fait pour rompre nos solitudes, pour oser aller vers l’autre et chercher de l’amour : il a perdu l’amour le plus important de sa vie et se demande s’il en existe ailleurs. » 

24 Heures : Pourquoi avoir décidé d’aborder un thème aussi dur? 

K.L. : « Édith Beauséjour, avec qui j’ai créé ce spectacle, et moi-même, on est originaires de la région de Lac-Mégantic et on a travaillé pendant deux ans avec des enfants en CPE là-bas dans le cadre d’un projet de médiation culturelle. Puis il y a eu la tragédie que l’on connaît et les services sociaux nous ont demandé de poursuivre avec les enfants. On a passé du temps à voir comment on pouvait aborder cette tragédie avec eux, certains étaient orphelins... C’est ce qui m’a amené à aborder ça. » 

24 Heures : Comment s’adapte-t-on à un public de tout-petits ? 

K.L. : « J’ai toujours créé pour eux, c’est vraiment un langage auquel je suis habituée, on peut leur présenter tellement de choses, ils sont si ouverts ! Ça se joue beaucoup en qualité de présence sur scène et au niveau de la rythmique, parfois on peut être vraiment dans la contemplation, parfois il faut que ça lève, c’est ce qui me guide quand je crée. » 

 

Dès 4 ans, 40 minutes - Spectacle présenté le 6 mai à 10h et 13h15 et le 7 mai à 10h et 13h à la Maison de la culture Maisonneuve, 4200 Rue Ontario E. 

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PARU DANS L’ÉCHO DE FRONTENAC, 5 MAI 2016 

Les Chemins errants mènent aux Petits Bonheurs Rémi Tremblay ( 5/5/2016 ) 

Après la Polyvalente Montignac et le Moulin Bernier, en quatre spectacles défilés en avril dernier, Au train où vont les choses, la troisième création théâtrale des Chemins errants, a pris la route des Petits Bonheurs, avec escales à L’Assomption et Montréal pour ainsi clore une série de treize représentations qui étaient à l’affiche ce printemps.

 

La création signée Karine Gaulin et Édith Beauséjour a été réalisée avec la collaboration artistique d’Hélène Ducharme, Marcelle Hudon, Patrice Daigneault, Ramona Badescu, Sirius Paradis et Antoine Lefebvre. Partout un bel accueil.

 

Au train où vont les choses c’est l’histoire de Boris, un petit robot repu de solitude. Avec quelques mots, des images, une petite marionnette, du théâtre d’ombres et de la projection vidéo, Boris raconte l’amour qu’il prodigue aux plantes de son jardin et entraine le jeune public dans son atelier où il fabrique des mélodies à partir de l’écho du vent ou de la pluie.

 

L’histoire de Boris, c’est aussi le récit d’un petit coeur qui tressaille au passage du train, parce que cette grosse carcasse tonitruante le ramène à l’odeur sucrée de sa maman, aux chatouilles de son papounet… qui lui ont été tous les deux enlevés par ce monstre de ferraille ! Vous aurez compris le lien avec une histoire d’ici.

 

«Le train, Boris l’entend encore. Il entend son sifflement dans la plaine, il sent sa vitesse, il voit souvent passer sa grosse carcasse pantelante. Et ça le paralyse de peur. Quand le train passe, Boris se réfugie sous un grand pissenlit, il ferme les yeux, il chante très fort pour ne pas voir, ne pas entendre, ne pas sentir. Mais, quand la secousse terrifiante s’évanouit, sa curiosité l’emporte.»

 

Au train où vont les choses… a été rendue possible grâce à des accueils en résidence au Conseil des Arts Montréal, au Cube en préconfiguration et à la Maison de la Culture Parc-Extension. Le spectacle a vu naître grâce au soutien du Conseil des Arts et Lettres du Québec, du Conseil des Arts du Canada, du Conseil des Arts de Montréal, de la MRC du Granit , du CSSS du Granit, du Comité culturel de Lac-Mégantic et du Moulin Bernier de Courcelles.

 

La troupe a encore bien du pain sur la planche. «Nous nous envolerons ensuite vers St-Pierre-et-Miquelon pour un projet de médiation culturelle qui a vu le jour à Lac-Mégantic et pour y présenter le spectacle Latitude 40 en juin.»

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PARU LE 8 MARS 2016 SUR http://www.montheatre.qc.ca/espace2/?tag=les-chemins-errants 

Marionnettes en folie – deux jours au Festival de Casteliers, dernière partie 

Grâce à l’accueil toujours exceptionnel de l’équipe du Casteliers et de sa codirectrice générale et directrice artistique Louise Lapointe, notre rédac’ chef David Lefebvre a pu assister à sept spectacles lors de la plus récente édition du Festival de Casteliers. Voici son compte-rendu et ses critiques, en trois parties. 

par David Lefebvre

 

DERNIÈRE PARTIE 

Retour sur le Café causerie 

Dimanche matin. Croissants, pains au chocolat et café nous attendaient patiemment au Théâtre Outremont pour la discussion qui allait porter sur quatre spectacles en chantier, de la compagnie Les chemins errants (Sherbrooke), du Collectif Graham Soul & Jean Cummings (Montréal), de Marcelle Hudon en coproduction avec le Théâtre de la Pire Espèce (Montréal) et de Magali Chouinard (Saint-Lambert). 

Au fil des années, les cafés causerie deviennent de plus en plus élaborés, prenant des airs de showcases, de présentation devant diffuseurs, plutôt qu’une réelle discussion sur les méthodes de création et sur la gestation des projets. Quoi qu’il en soit, l’événement est toujours aussi passionnant, convivial, chaleureux et couru par ceux et celles qui s’intéressent au monde de la marionnette et de la manipulation d’objets.

 

Les chemins errants, ce sont deux jeunes femmes, Karine Gaulin et Édith Beauséjour, qui créent des spectacles pour la petite enfance. Leur troisième projet, Au train où vont les choses, propose l’histoire de Boris, un petit robot qui se rapièce, grâce aux morceaux de métal que laissent les trains derrière eux, et qui souffre de solitude. D’abord inspirées par la tragédie du Lac-Mégantic et le besoin d’aborder ce sujet délicat avec les jeunes de la région, les deux femmes ont bifurqué pour parler d’amour : est-ce que ça existe de l’amour qui ne flétrit jamais ? Les plantes meurent, le métal rouille… Les techniques utilisées seront le théâtre d’ombres et la manipulation à vue. Au train où vont les choses, qui vise les 4 à 10 ans, sera présenté au festival Petits bonheurs au printemps prochain et à L’Assomption. 

 

 

 

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